Le chiffre provient de sources israéliennes et servira certainement à de perfides représailles sionistes : au début du discours de Benyamin Netanyahou, le 24 septembre 2026, devant les Nations unies, 77 délégations quittèrent ostensiblement la salle ou n'étaient tout simplement pas venues. Cette forme de protestation n’est pas entièrement nouvelle et n’est qu’un avant-goût de ce qui viendra encore.
L’État juif aime se présenter de tous temps comme l’organisateur d’un nouvel ordre mondial au milieu du chaos arabe. Tels des enfants rétifs dans une époque baignant dans une foi inébranlable en la valeur d’une éducation autoritaire, toute une région doit d’abord être matée par les châtiments corporels. La prétendue Abraham Accords Declaration (Déclaration des accords d’Abraham) doit ensuite servir à rendre le tout appétissant pour l’Occident, ce qui, naturellement, fait saliver le vorace ordre mondial aux accents occidentaux. Une justification similaire de son règne de terreur avait jadis été avancée aussi par l’Afrique du Sud de l’apartheid, et elle a échoué aussi colossalement qu’Israël échoue maintenant en tant qu’intrus dans le monde arabe.
Des représentants d’environ la moitié des 80 pays présents quittèrent peu à peu l’Assemblée générale aujourd’hui, lorsque le ministre sud-africain des Affaires étrangères défendit l’apartheid. Le ministre Hilgard Müller déclara que l’objectif de son pays était « une fédération d’États sud-africains politiquement indépendants et économiquement interdépendants ». Comme preuve, il renvoya à la formation, en mai dernier, d’un gouvernement élu du peuple xhosa au Transkei, fort de plus de 3 000 000 d’habitants. Il repoussa comme étant une « caricature » la critique selon laquelle l’apartheid signifiait « la domination perpétuelle d’une section de la population sur les autres ».
Le New York Times le 21 décembre 1964 à propos de l'événement jusqu’alors sans précédent

Le projet d’alors, à savoir une « fédération d’États sud-africains politiquement indépendants et économiquement interdépendants » était, comme le fantasmatique Abraham ultérieur de Bibi et Donald, chimérique. L'épisode de 1964, signe de la protestation contre l’État d’apartheid sud-africain d’alors, doit donc être vu comme un mauvais présage, signe de la protestation contre l’État d’apartheid israélien d’aujourd’hui. Il faudra certes encore presque trente ans pour que, le 10 mai 1994, Nelson Mandela devienne président de l’Afrique du Sud, mais il ne reste aujourd’hui plus rien de l’Afrique du Sud dominée par des Blancs, y inclus leurs plans grandioses de transformation de l’Afrique noire – à part peut-être Elon Musk, personne ne regrette cette époque.
Il y a un partenariat remarquablement étroit mais peu connu entre Israël et l’Afrique du Sud. Cette relation entre la nation qui contrôle la pointe sud de l’Afrique et la nation qui continue à contrôler la porte à la pointe nord de l’Afrique a un effet sur les affaires politiques, économiques et militaires… Le Premier ministre Vorster va même jusqu’à dire qu’Israël est maintenant confronté à un problème d’apartheid – comment traiter ses habitants arabes. Aucune de ces nations ne veut placer son avenir entièrement entre les mains d’une majorité environnante et préférerait combattre.
L’éditeur juif du New York Times Arthur Ochs Sulzberger en 1971
Israël était un allié proche de longue date de l’Afrique du Sud. Les Juifs qui y vivaient jouissaient d’une position privilégiée particulière sous la domination blanche, comme dans l’Iran du Shah. Il y a 55 ans, le système d’apartheid des dirigeants blancs au sud de l’Afrique, aujourd’hui à peine imaginable, se croyait encore en sécurité. Lorsque le général sud-africain Hendrik Johan van den Bergh, connu pour la brutalité de ses méthodes en tant que directeur de l’Office de la sûreté de l’État (Bureau Of State Security, B.O.S.S.) et plus proche confident et conseiller le plus important du Premier ministre Vorster , visita pour la première fois publiquement l’État sioniste à l’été 1973, Israël ouvrit une ambassade à Pretoria en juin 1974 et l’Afrique du Sud une ambassade à Tel-Aviv en novembre 1975.
Rien n'explique mieux le caractère étrange de H. J. van den Bergh que cela. Il était très intelligent, sournois et rusé. Quinze ans plus tard, en 1978, lorsque toute la vérité sur lui commença à émerger, la députée du Parti progressiste, Mme Helen Suzman, décrivit van den Bergh comme « le Heinrich Himmler de l’Afrique du Sud ». C’est seulement là que le public sud-africain a commencé à comprendre la nature diabolique de l’homme qui avait officiellement fondé le B.O.S.S. en 1969.
Extrait de Inside B.O.S.S. par Gordon Winter, page 36
L’affaire du séjour en Israël du redouté van den Bergh est déjà choquante en soi, puisque le collaborateur allemand de l’Office fédéral de protection de la Constitution Friedrich Ernst Berghoff , né la même année que van den Bergh et décédé en 1994, choisit pour préserver son anonymat un pseudonyme d’une similarité frappante : Hendrik van Bergh. Toute sa vie, Berghoff fut ouvertement d’extrême droite, ce qui ne pose à aucun moment de problème à la protection de la Constitution allemande. Il passa sa vie dans une prospérité opulente à Vilshofen sur le Danube et avait stratégiquement épousé la sœur du Vilsheim (Landshut) et avait stratégiquement épousé la sœur du cardinal Guido comte del Mestri qui fut diplomate du Vatican et nonce apostolique en Allemagne. L’histoire de cet Allemand particulièrement honorable illustre à son tour exactement d’où vient l’Allemagne, ce qu’elle est aujourd’hui et ce qu’elle a manifestement l’intention de rester pour l’éternité.
C’est l’Allemagne de Berghoff qui fait aujourd’hui cause commune avec Israël, l’allié proche de l’État d’apartheid sud-africain d’autrefois, et qui le considère comme faisant partie de sa raison d’État. Friedrich Merz peut être tout à fait tranquille, car cela continuera certainement dans ce que l’AfD, non moins d’extrême droite, imagine comme avenir. Dans cette alliance impie, les criminels de guerre d’avant-hier rencontrent les racistes d’hier et font cause commune avec les criminels de guerre de demain – en principe, c’est et cela reste toujours la même clique pseudo-élitaire qui change d'apparence en fonction des circonstances. En Israël, ceux qui haïssent les Arabes protègent maintenant une démocratie dont personne ne sait vraiment où elle se trouve, à qui elle sert ou contre qui elle se dirige. Israël n’est pas un État juif de victimes, mais un État sioniste de criminels, dirigé par un criminel de guerre recherché par mandat d'arrêt international dès lors qu'il est suspecté d’être responsable des crimes de guerre consistant à affamer délibérément des civils et à diriger intentionnellement des attaques contre la population civile ; ainsi que de crimes contre l'humanité tels que des meurtres, des persécutions et d'autres actes inhumains. Son avenir est étroitement lié au passé des sbires sud-africains, et l'aide de leurs complices occidentaux n’y changera rien.
David Andel (traduit par Laurence Geyduschek)
